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De la nécessité de repenser les sauvegardes

Les procédures de sauvegarde en vigueur dans la majorité des entreprises, bien que souvent jugées peu fiables, n’ont pas fait l’objet d’une remise en cause depuis trop longtemps. Il est grand temps d’envisager le remplacement progressif de la sauvegarde sur bande au profit d’une sauvegarde en ligne, plus efficace et plus fiable.

Aujourd’hui, près de 80 % des PME s’appuient sur un lecteur de bande pour effectuer la sauvegarde de leurs données. Les arguments ne manquent pourtant pas pour souligner la fragilité et les inconvénients d’une technologie qui remonte aux années 70.

Quelques rappels :

* Une sauvegarde sur bande nécessite l’intervention d’un opérateur pour changer et insérer les cartouches. Compte tenu du peu d’intérêt de cette tâche, celle-ci est souvent confiée à un opérateur peu qualifié qui n’a généralement pas les compétences nécessaires pour s’assurer du bon fonctionnement de la sauvegarde, sans parler des nombreux oublis régulièrement constatés.

* L’explosion ces dernières années du volume de données a pour conséquence l’allongement continu de la durée des sauvegardes tout en rendant très vite obsolètes les lecteurs de bande qu’il faut régulièrement remplacer une fois leur capacité maximale atteinte.

* Les tests de restauration sont rarement effectués et il est malheureusement très fréquent qu’une entreprise s’aperçoive de la défaillance d’un lecteur ou d’une bande le jour il faut restaurer en urgence.

* Alors que la raison d’être d’une sauvegarde réside dans son externalisation, on constate fréquemment que les bandes sont stockées dans la salle informatique, qu’elles y sont exposées à la chaleur et à la poussière et enfin qu’elles sont susceptibles de disparaitre en cas de vol ou détruites si un sinistre se produit.

* Enfin, même si tout fonctionne correctement, les délais de restauration s’allongent démesurément en proportion de l’allongement de la durée nécessaire aux sauvegardes. Il est très difficile de justifier d’une journée d’intervention par un opérateur spécialisé pour restaurer un serveur complet.

Réagissant aux critiques qui leur sont adressées, les fabricants de lecteurs de bande ont introduit ces dernières années des outils dits de « D2D2T » (Disk to Disk to Tape), ce qui signifie en bon français une copie de disque à disque puis vers une bande. Cette technique présente surtout l’intérêt de réduire la fenêtre de sauvegarde des données mais n’adresse pas les problèmes inhérents à la fragilité du support.

Face à ces nombreux inconvénients, trop peu d’entreprises ont conscience de l’existence d’une alternative fiable qui réponde à l’ensemble de ces inconvénients.

Cette alternative consiste dans la sauvegarde en ligne à destination d’un datacenter distant.

Sachant que la quasi-totalité des entreprises dispose désormais d’une connexion internet haut débit (via l’ADSL), compte tenu également que les logiciels de sauvegarde ont beaucoup évolués ces dernières années, il est finalement devenu réalisable, économique, pratique et fiable d’externaliser la fonction de sauvegarde et de restauration.

* Si l’ensemble des données à sauvegarder sont centralisées sur un même serveur, les outils logiciels du marché permettent de dédupliquer les données avant de les compresser, réduisant ainsi considérablement le volume de données à transférer.

* Là où les outils de sauvegarde traditionnels réalisaient des copies de chacun des fichiers à sauvegarder, le mode opératoire consiste désormais à réaliser un « cliché » (snapshot en anglais) à un instant donné de la machine à protéger pour sauvegarder en bloc l’image de celle-ci. L’intérêt de cette approche est qu’il sera possible de restaurer un serveur en recopiant un gros fichier unique plutôt que d’avoir à réinstaller le système, les patchs, les applications serveurs, les fichiers de configuration, … pour finir par les données en elles même. A titre de comparaison, là où la restauration d’un serveur de messagerie totalement configuré peut aisément prendre une journée, la restauration d’un cliché prendra tout au plus deux heures.

* Une sauvegarde en ligne est réalisée automatiquement, sans risque d’oubli et de façon fiable.

* Le coût du service est fonction du volume de données à sauvegarder avec généralement des paliers dégressifs.

* La sauvegarde des données est effectuée de façon incrémentale, on ne transmettra que les données ayant changé depuis la dernière sauvegarde.

* J’ajouterai enfin que tout ce qui précède peut évidemment s’appliquer aux ordinateurs portables, mêmes itinérants, qui verront leurs données critiques sauvegardées automatiquement sans intervention de l’utilisateur.

Ces avantages bien réels militent pour une révision des procédures de sauvegarde débouchant sur une simplification des procédures, une plus grande efficacité et surtout une meilleure fiabilité de cette fonction critique.

Si le sujet vous intéresse et que vous souhaiteriez en savoir plus, n’hésitez pas à nous écrire ou à nous appeler.