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2010 : l’année des tablettes ?
Cette année marquera vraisemblablement un tournant
dans l’histoire de la « tablette », un type de PC destiné jusque-là à
certaines applications verticales et qui va désormais s’adresser également
au grand public grâce, entre autres, à l’arrivée d’Apple sur ce marché
Si Apple aura réussi une fois de plus à capter
l’attention des médias autour de l'iPad, sa nouvelle « création » dévoilée
le 27 janvier, ce regain d'intérêt pour les tablettes aura permis de
rappeler que l'apparition de celle-remonte à 2002, année où Bill Gates
annonçait une version « Tablet » de Windows XP.
Il est vrai que les différents « Tablet PC »
introduits jusque-là n’ont pas rencontré le succès attendu par le fondateur
de Microsoft, si l’on excepte certaines applications verticales
nécessitant une saisie manuelle de données sur un ordinateur portable.
L’exemple le plus connu étant peut être les chauffeurs d’UPS et leur
tablette sur laquelle nous sommes invités à signer pour accuser réception
d’un colis.
Beaucoup de chemin a néanmoins été parcouru depuis
l’annonce de 2002 et Windows 7 intègre désormais en standard les extensions
systèmes permettant d’utiliser un stylet, mais aussi ses doigts, pour saisir
des données ou interagir tactilement avec le système.
Le salon du CES (Consumer Electronic Show) qui s’est
tenu début Janvier à Las Vegas a été l’occasion d’une profusion d’annonces
de nouvelles tablettes par la plupart des constructeurs. Dell, Lenovo, Asus,
Motorola ou HP ont annoncé des tablettes ou des « liseuses » (eReader ou
eBook) sous Windows 7 ou Android, à base de processeurs Intel ou ARM.
Le succès du Kindle d’Amazon (une « liseuse »
destinée à la consultation de journaux ou d’ouvrages numérisés) ainsi que
du lecteur de Sony ont manifestement inspiré les fabricants qui veulent
désormais entrer sur ce nouveau marché, qui plus est validé par Apple.
Qu’appelle t’on au juste une tablette ?
La catégorie des tablettes est en pleine évolution
mais repose généralement sur deux architectures :
* PC sans clavier utilisable avec un stylet et/ou les
mains pour la prise de notes et l’interaction avec le système
* PC portable doté d’un clavier pouvant se glisser
sous l’écran pour faciliter la prise de notes
Comment expliquer ce regain d’intérêt pour la
tablette ?
Plusieurs facteurs se combinent pour créer un
environnement à priori plus favorable.
* L’extension des usages tout d’abord : La tablette
n’est plus réservée aux seules applications professionnelles et devient
progressivement, comme tous les dispositifs, un outil s’ouvrant sur les
usages de loisirs. Ces nouveaux usages comprennent la lecture d’ouvrages
numérisés ainsi que la consultation de publications en ligne par voie
d’abonnement, la consultation de sites Web, le visionnage de vidéos, ….
* Une couverture réseau de meilleure qualité : Depuis
2002, les opérateurs téléphoniques ont beaucoup investi pour offrir un
service de « données » plus rapide, permettant un accès 3G beaucoup plus
étendu et permettant ainsi l’accès depuis une tablette à un contenu en ligne
très riche.
* Le matériel a également évolué : écrans de
meilleure qualité pour une lecture facilitée, batteries offrant une
autonomie d’utilisation suffisante, prix en baisse, ...
Une tablette pourquoi faire ?
La réponse dépend du marché visé.
* Pour le grand public qui constitue
la cible de la tablette d’Apple, tout comme celle du Kindle d’Amazon ou du
lecteur de Sony, les usages relèvent de la consommation de contenu
multimédia, de la lecture de publications numériques, de la consultation de
sites Web et de l’exécution d’applications du type iPhone comprenant la
lecture de courriels, un peu de saisie sur un écran tactile.
* Pour le marché professionnel, les
usages sont liés au métier de l’entreprise utilisatrice. Un hôpital
utilisera des tablettes pour saisir les données des patients tout en
permettant la consultation des dossiers médicaux. Un cadre pourra utiliser
sa tablette pour la prise de notes manuscrite en réunion et utiliser son
outil en tant que portable en dehors. Un étudiant utilisera sa tablette pour
prendre des notes en amphi tout en enregistrant son cours avec une
application Office telle qu’OneNote.
A noter que les usages « grand public » peuvent bien
entendu s’étendre aux machines professionnelles.
La tablette trouvera t’elle sa place entre le
smartphone et le netbook ?
C’est la question à laquelle Apple, comme d’autres
constructeurs, devront répondre pour assurer le succès de leurs offres. Une
tablette est en effet ce que les anglo saxons appellent un « form factor »
se situant entre un téléphone tactile du type iPhone et un nebook doté d’une
interface tactile.
Une tablette coûtera nécessairement plus cher qu’un
smartphone mais si son prix est beaucoup plus élevé qu’un netbook, la
commercialisation risque d’être difficile.
Une solution consisterait peut être à offrir un
portable qui emprunte certains caractéristiques aux netbooks ainsi qu’à la
tablette.
C’est le pari d’HP avec son TouchSmart tm2 annoncé au
CES qui combine grâce à Windows 7 un portable, un Tablet PC utilisable avec
un stylet et enfin une tablette tactile utilisable « à la main » de façon
similaire aux tablettes dédiées.
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